<
Accueil Odyssée ÎLE D'ÉOLE

  
Odyssée, chant 10 :

Nous gagnons Éolie, où le fils d'Hippotès cher aux dieux immortels, Éole, a sa demeure. C'est une île qui flotte, une côte de bronze, infrangible muraille, l'encercle toute entière, une roche polie, en pointe vers le ciel.....
Nous montons vers le bourg jusqu'à son beau manoir. Éole tout un mois me traite et m'interroge car il veut tout connaître....
Quand voulant repartir, à mon tour je le prie de me remettre en route, il a même obligeance à me rapatrier. il écorche un taureau de neuf ans ; dans la peau, il coud toutes les aires des vents impétueux, car le fils de Cronos l'en a fait régisseur...
Il me donne ce sac et s'en vient l'attacher au creux de mon navire ; puis il me fait souffler l'haleine d'un zéphyr, qui doit, gens et vaisseaux, nous porter au logis.

 
Lorsque Ulysse et ses compagnons arrivent à l'île d'Éole, le dieu des vents, ils y sont très bien accueillis.
Éole, curieux de leurs aventures les héberge et les soigne un mois durant. Puis pour les remercier, il leur offre un vent portant, le Zéphir, qui les ramènera directement chez eux, tout en prenant soin d'enfermer les autres vents contraires dans un sac en cuir qu'il place dans le bateau d'Ulysse.
Bien entendu ce sac ne doit jamais être ouvert, ou les vents contraires seraient libérés et les éloigneraient de leur but.
Pendant neuf jours et neufs nuits, Ulysse tient la barre et tout se passe bien, mais le dixième, alors qu'ils sont en vue d'Ithaque, il s'endort. 
Ses compagnons n'attendaient que cet instant, et croyant que le sac contient des richesses qu'Ulysse se réserve, profitent de son assoupissement pour l'ouvrir. Aussitôt, tous les vents s'échappent, la tempête arrive et les emporte loin de leur patrie en les ramenant vers l'île d'Éole, qui furieux, les renvoie sans pitié.
 

Site précédent

Retour Odyssée

Site suivant