Accueil Mythologie HESTIA (Vesta)
 

Par des chemins de fleurs, au temple qu'on voit là,
Des prêtresses s'en vont. Leurs bandes triomphales
Dansent cyniquement au rythme des crotales.
Jamais tissu discret alors ne les voila.

Vénus veut des honneurs. C'est sa fête, et voilà
Que la ville s'éveille. Et les chastes Vestales
S'enfoncent tour à tour dans l'ombre de leurs stalles,

Léon Pamphile le May


Ses attributs sont le feu et le foyer


Vestales

Hestia appartient à la génération des 12 grands dieux de l'Olympe.
Fille de Cronos et de Rhéa, donc sœur de Zeus, elle a été la dernière avalée par son père, et la première régurgitée grâce à l'action de Zeus et Métis. Elle fait partie des premiers Olympiens mais a une vie beaucoup moins mouvementée que les autres. Elle n'apparaît pas dans les mythes et a un rôle très effacé sur l'olympe.
Apollon, et même son frère Poséidon, ont eu à son égard des attentions amoureuses, mais elle ne leur céda jamais. Même les intrigues d'Aphrodite et de sa ceinture magique ne vinrent pas à bout de sa résistance. Au contraire elle demanda, et obtint de Zeus, la faveur de conserver éternellement sa virginité.

Elle ne sortait jamais de l'olympe et ne se mêlait d'aucune histoire concernant les dieux ou les hommes. Comme elle assurait la paix sur l'olympe, Zeus reconnaissant, fit d'elle la déesse du feu et du foyer, et la gardienne du foyer familial.
Dans chaque famille, les repas commençaient et finissaient par une offrande à Hestia.
Chaque nouveau-né devait lui être présenté avant d'être intégré à la famille.

Mais son rôle ne s'arrêtait pas au foyer familial. La cité même avait un foyer public consacré à Hestia et dont la flamme ne devait jamais s'éteindre. Les prêtresses (vestales) qui entretenaient le feu sacré, étaient recrutées très jeunes et devaient rester vierges jusqu'à la fin de leur service (trente ans).  En échange de quoi  elles étaient respectées et honorées. Mais celle qui laissait s'éteindre le feu sacré était honnie et enterrée vivante.

Lorsque des émigrants partaient fonder une colonie, ils emportaient avec eux une partie du feu sacré qu'ils entretenaient tout au long du voyage, pour pouvoir allumer le foyer de la nouvelle colonie.