Accueil Mythologie ARTÉMIS (Diane)

  
Artémis

L'âcre senteur des bois montant de toutes parts,
Chasseresse, a gonflé ta narine élargie,
Et, dans ta virginale et virile énergie,
Rejetant tes cheveux en arrière, tu pars !

Et du rugissement des rauques léopards
Jusqu'à la nuit tu fais retentir Ortygie,
Et bondis à travers la haletante orgie
Des grands chiens éventrés sur l'herbe rouge épars.

Et, bien plus, il te plaît, Déesse, que la ronce
Te morde et que la dent ou la griffe s'enfonce
Dans tes bras glorieux que le fer a vengés ;

Car ton coeur veut goûter cette douceur cruelle
De mêler, en tes jeux, une pourpre immortelle
Au sang horrible et noir des monstres égorgés.

José Maria de Héredia
  

  

Artémis à la chasse

Artémis, déesse de la chasse, fille de Zeus et de Léto, appartient à la génération des 12 grands dieux de l'Olympe.
Elle vint au monde le même jour que son frère jumeau Apollon dont elle est le pendant féminin, sur l'île de Délos, où sa mère, poursuivie par la jalousie d'Héra, avait trouvé refuge.

Elle a pour attributs, un arc d'argent et un carquois toujours plein de flèches que lui ont donnés les cyclopes. Les chiens de sa meute lui ont été offerts par Pan.

Elle est la protectrice des êtres sans défense, des enfants, des femmes et plus particulièrement des vierges.

Elle choisit de rester vierge et vivre dans les forêts, en compagnie de ses amis les animaux.

Vindicative et d'une grande sévérité elle tue impitoyablement de ses flèches ceux qui osent l'insulter ou lui manquer de respect.
Ses premières victimes furent les enfants de Niobé, parce que celle-ci avait insulté sa mère, Léto. Pour la punir Artémis tua ses six filles pendant que son frère Apollon tuait ses six garçons.

Un jour, alors qu'elle se baignait nue dans une rivière,  Actéon un jeune chasseur Thébain, en profita pour admirer sa beauté. Artémis s'en aperçut et de peur qu'il ne se vante de l'avoir vue nue, elle le  transforma en cerf puis le fit dévorer par ses chiens.

Elle est réputée être un excellent archer et ses flèches sont mortelles et atteignent toujours leurs cibles.
Vexée qu'Agamemnon se soit vanté d'être un meilleur archer qu'elle, elle l'obligea à sacrifier sa fille Iphigénie à Aulis, mais la sauva au dernier moment en l'emportant avec elle.

Pendant la guerre de Troie elle se positionne comme Apollon, du coté des troyens.