Accueil Mythologie ARÈS (Mars)

   

  

  
Au rude Arès ! A la belliqueuse Discorde !
Aide-moi, je suis vieux, à suspendre au pilier
Mes glaives ébréchés et mon lourd bouclier,
Et ce casque rompu qu'un crin sanglant déborde.

Joins-y cet arc. Mais, dis, convient-il que je torde
Le chanvre autour du bois ? - c'est un dur néflier
Que nul autre jamais n'a su faire plier -
Ou que d'un bras tremblant je tende encor la corde ?

Prends aussi le carquois. Ton oeil semble chercher
En leur gaine de cuir les armes de l'archer,
Les flèches que le vent des batailles disperse ;

Il est vide. Tu crois que j'ai perdu mes traits ?
Au champ de Marathon tu les retrouverais,
Car ils y sont restés dans la gorge du Perse.

José-Maria de Hérédia    


Arès (F')


Ares, fils de Zeus et d'Héra, appartient à la génération des 12 grands dieux de l'Olympe.
Dieu de la guerre et de la lutte, il a pour attributs, la lance et l'épée. 
Il est toujours représenté en casque et armure.
Il ne peut résister au bruit des armes et se lance dans toutes les batailles accompagné de tout un cortège assez impopulaire : Eris (la discorde), Deimos (la crainte) et Phobos (l'épouvante) .

Peu lui importe la raison du combat, pourvu que le sang coule. 
Bien qu'immortel, Arès est souvent blessé. Il se tourne alors vers son père Zeus, pour être guéri.

Il est longtemps l'amant d'Aphrodite avec qui il a plusieurs descendants : Harmonie qui deviendra la femme de Cadmos, roi de Thèbes, et les démons Phobos, Deimos.
Il se fait piéger avec Aphrodite en "délicate" posture par son époux Héphaïstos, qui l'exhibe devant tous les autres dieux.

D'une grande jalousie, quand il apprend par Perséphone, qu'Aphrodite lui préfère Adonis, il se déguise en sanglier, fonce sur Adonis et le tue sous les yeux d'Aphrodite.
  

Pendant la guerre de Troie, Arès était du coté des Troyens, contrairement à Athéna qui était avec les Achéens.

Dans les combats il n'est pas toujours vainqueur et se fait souvent battre par la ruse et l'intelligence.

Un jour, devant Troie, se battant aux cotés d'Hector, il se trouva en face de Diomède. Il l'attaqua aussitôt, mais Athéna détourna le coup et permit à Diomède de blesser Arès. Celui-ci poussa un cri épouvantable et s'enfuit vers l'Olympe pour se faire soigner par son père, Zeus.

Arès a été emprisonné par les Aloades, enchaîné pendant treize mois dans un pot de bronze.

LES DESCENDANTS D'ARÈS

 
Ses diverses aventures lui valent une nombreuse progéniture de mères le plus souvent inconnues. Ses enfants dont les mères sont des mortelles, sont des êtres frustes et violents.
IAinsi, il est aussi le père de : Alcippé, Phlégias, Diomède de Thrace, Cycnos le bandit, Lycaon, Méléagre, Dryante et Oenomaos.