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Le 16 septembre à 15h00, nous nous amarrons dans la "marina" de Capri.
Depuis Juin, date de notre départ de la baie de Fethiye en Turquie, nous avons refait le trajet de l'an dernier à l'envers passant des Cyclades au golfe de Corinthe et à l'Italie du sud. 
Mais depuis le détroit de Messine, nous avons changé de route et remontons à présent la cote Italienne. ( A l'aller nous étions descendus par la Corse la Sardaigne et la Sicile)



île de Capri

Après le passage assez mouvementé du détroit de Messine, avec un vent contre de 26 Nœuds, nous avons accosté au petit port de Scilla, que nous avions aperçu en passant dans l'autre sens, l'année dernière.

Le lendemain, notre escale était Tropéa. Sur notre route, nous avons eu le plaisir de croiser deux bateaux de pêche à l'espadon, spécifiques de cette région. 
Ces embarcations très spectaculaires ne peuvent naviguer que par calme plat.
Ce sont des coques pontées motorisées, d'une vingtaine de mètres surmontées d'un mat de 30 mètres  sur lequel est perchée une vigie qui signale au barreur les espadons.  

A l'avant de ce bateau, une Delphine plus longue que le bateau, permet au harponneur situé au bout, d'attraper l'espadon avant que celui-ci ne soit effrayé par la coque du bateau. 
Sur la vidéo, on peut voir le harponneur se déplacer vers l'avant de la delphine. (très loin devant le bateau)
Le problème, c'est qu'à la moindre vaguelette donnant du tangage au bateau, le harponneur joue rapidement au sous marin, et l'équilibre de l'ensemble de l'édifice est sérieusement compromis. La seule solution est de rentrer rapidement au port. 

Depuis Messine, toute notre remontée jusqu'à Capri s'est faite au moteur, par calme plat avec un soleil de plomb.

Lorsque nous arrivons en vue de Capri dans le golfe de Naples, l'île est magnifique. Toute en falaises et pentes boisées.


Marina de Capri

Mais dès l'appontement, c'est le domaine de l'arnaque. A commencer par ce qu'on appelle pompeusement "marina", qui pour un séjour d'une nuit inconfortable dans l'odeur pestilentielle des égouts, vous prend le tarif d'une suite à l'hôtel Crillon.
Les commerces sont hors de prix, (c'est quand même le seul endroit où j'ai vu un vieux papy acheter une demi-tomate !!!) La ville haute,  très jolie et très propre, truffée de boutiques ou d'hôtels de luxe, est uniquement destinée aux touristes. D'ailleurs il n'est pas fréquent d'y entendre parler Italien...
Quelques balades pédestres sur des chemins à flanc de falaise ou vers les jardins des villas célèbres, nous font toutefois entrevoir pourquoi, depuis Tibère cette île a toujours été un lieu de villégiature très apprécié.
Malheureusement l'exploitation à outrance a dénaturé ce qui était certainement jadis, un petit paradis.
Tibère parti, Malaparte aussi, nous ferons de même demain. Capri, pour nous c'est vraiment fini !

Le lendemain, 17 septembre à 8h00, nous quittons sans regrets Capri et mettons l'étrave en direction d'une autre île : Ponza.

LES TRACES D'ULYSSE

Dans l'Odyssée, Capri est quelquefois identifiée comme l'île aux sirènes.

Selon Tim Severin, l'île aux sirènes serait plutôt Lefkas, dans les îles Ioniennes.

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