DÉTAILS DU SABLAGE


Le sablage doit être de qualité SA3, c'est à dire qu'il faut insister sur l'acier jusqu'à ce qu'il ne reste plus une trace de rouille. L'acier doit être d'un gris souris et suffisamment piqueté. 
Pour ce faire, il faut prendre du sable de silice de taille "4".
Il est préférable de bien laisser rouiller l'acier avant de le sabler. La calamine (qui est très dure, de mauvaise tenue, et difficile à sabler), aura alors disparu d'elle même.
NB :
Il est judicieux d'avoir tout l'accastillage de pont, et de façon générale tout ce qui va venir se fixer sur la coque, avant de faire le sablage. Cela permet de finir tous les travaux de perçage et de chaudronnerie avant de sabler. 

Quantité de sable : 
Pour mon bateau, (12.50 X 4) J'ai consommé 6 tonnes de sable que j'ai passées 3 fois. (au delà de la troisième fois les grains de sable sont complètement pulvérisés et inefficaces)

Temps nécessaire :
Une semaine à 2 personnes en travaillant entre 12 et 16h par jour.

Matériel nécessaire :
Une sableuse pouvant contenir au moins 150 kg de sable, un compresseur de chantier d'au moins 40 CV (avec déshuileur et déshumidificateur), un bon aspirateur, pelle, seau, balayette et bâches pour récupérer le sable.
Un projecteur halogène protégé par une vitre, une torche à pile, et au moins une dizaine de verre de rechange pour le projecteur, la torche et le casque de sablage.
Un esclave, (non syndiqué) de bonne constitution.
Ne pas oublier les 200 litres d'huile de coude, et le fouet pour motiver le personnel.

Mise en oeuvre :
Il faut un minimum de 2 personnes pour effectuer un sablage ; Une qui sable et une autre à la sableuse pour la charger, la surveiller et éventuellement l'arrêter.
Il faut, autant que faire se peut, protéger le voisinage de "l'ensablement" en bâchant le chantier.
Il est aussi nécessaire de protéger, en les enveloppant solidement, les parties qui ne doivent pas être sablées (inox, alu, ou plastique).
Après un nettoyage complet de l'intérieur,  le sablage peut débuter.
Le sableur est équipé comme un scaphandrier, avec un casque lui amenant de l'air frais de l'extérieur (indispensable) par le biais du compresseur.
On convient d'un code sonore, 2 coups sur la coque on arrête la sableuse, 3 coups on redémarre.
Il est préférable de commencer par le bas, le sable s'y accumulant très vite on ne pourra plus y accéder ensuite. 
A cause de la poussière rapidement générée, la lumière du projecteur ne suffira pas. Il faut utiliser la torche à pile pour bien voir l'endroit ou l'on sable, et ne pas laisser de zones non traitées.  
On profite de chaque remplissage de sableuse, pour vérifier que les verres du projecteur, de la torche et du casque ne soient pas trop opacifiés par le sablage. Dans ce cas, ne pas hésiter à les changer.
Après quelques heures, il faut arrêter le sablage pour avoir le temps de traiter la partie sablée avant la nuit. Pour vider le sable on se sert de pelles et de seaux. On vide celui-ci à l'extérieur par un trou de passe-coque, sur une bâche disposée à cet effet, et on le protège de l'humidité de la nuit.
La finition se fait à l'aspirateur. Il faut totalement dépoussiérer avant d'attaquer la peinture.
Le lendemain on recommence en mélangeant à 50% le sable neuf et celui déjà passé la veille.
Avec le mélange la diffusion du sable est plus importante et le "rond" à la sortie de la buse est plus grand, ce qui accélère le sablage. 

Le deuxième passage du sable est celui qui donne le meilleur compromis " qualité du piquetage / vitesse".

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